Smog noir et blanc

    Les oeuvres que je présente sont assez personnelles, car directement inspirées des sentiments que j’ai eu lors de mes derniers séjours en Chine. En effet, j’y suis retournée après plusieurs années d’absence et je ne reconnaissais plus du tout les paysages que j’avais connus étant enfant. C’est cette perte de repère, que nous avons je pense tous connue, que j’ai voulu cacher sur mes plaques. 

    La question de l’identité est au centre de ma série d’oeuvre « SMOG ».

    Lors d’une des vacances que j’ai passées la-bas, je ne reconnaissais plus le pays que j’avais gardé dans mes souvenirs. Ces paysages ou j’avais forgé certains de mes meilleurs souvenirs, d’où je pensais tirer une grande partie de ce que j’étais, m’étaient complètement méconnaissables. Il ne s’agissait pas d’une simple modification de quelques éléments du paysage, mais véritablement d’une transformation complète de celui-ci : le brouillard recouvrait tout, la lumière n’était plus la même. L’air même était devenu quai-irrespirable. Une fois passé ce choc initial, plusieurs questions se sont posées à moi. L’identité d’une personne se résume-t-elle à ses souvenirs ? Est-emme liée à ses origines ? A quel point notre environnement modèle-t-il notre identité ? Ce sont là quelques unes des questions qui étaient présentes dans mon esprit lorsque j’ai créé cette série d’oeuvres. C’est pourquoi les visages de mes personnages n’apparaissent pas, noyés dans ces empilements industriels qui recouvrent tout, jusqu’à l’identité même des gens et des pays.

    Plutôt qu’un signal d’alarme que je tirerais à mon petit niveau, ces travaux sont le reflet d’une perte totale de repères et des questions que cela m’a forcé à me poser.

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